Matt Kelly BARNES, ailier Kings de Sacramento (NBA)

 «Les jeunes sénégalais doivent transformer les difficultés en force »

Le basketteur américain Matt Kelly  Barnes vient de boucler une semaine de visite au Sénégal, où il a animé et participé à des camps à Pointe Sarène, Guédiawaye, Pikine et Thiès au profit des jeunes. L’ailier des Kings de Sacramento estime que le Sénégal regorge de jeunes basketteurs talentueux qui ont besoin d’être encadrés sur le plan mental pour percer au sommet. L’ancien joueur de Cleveland  compte apporter son soutien dans le volet sportif et surtout social avec sa fondation qui lutte contre le cancer.

 «C’est la première que je viens en Afrique et particulièrement au Sénégal. J’ai toujours voulu venir en Afrique mais quand un ami m’a parlé de Seed Project je n’ai pas hésité. Je suis venu de mon propre gré dans l’optique d’aider les jeunes basketteurs mais aussi faire des actions sociales dans le futur. Cette visite ne va pas s’arrêter là et elle sera pérennisée», dit-il. Présent depuis 14 ans en NBA, Matt Kelly Barnes pense que le mental différencie les joueurs et il est important de le cultiver chez les jeunes. «C’est une expérience unique et une opportunité d’échanger avec les jeunes qui ont une soif d’apprendre. Ils sont très athlétiques, attentifs et réceptifs. J’ai beaucoup insisté sur l’aspect mental surtout en défense. C’est très important dans le jeu surtout en basket et cela a été l’objet du  clinic coach à Seed Academy. Quand on arrive à un certain niveau cela montre qu’on a du talent. Ce qui fait la différence c’est l’aspect mental. Il est très important en dehors et sur le terrain».

«Seed, une aubaine pour le basket sénégalais»

Après avoir sillonné le Sénégal pendant une semaine, l’ailier des Kings de Sacramento juge le niveau des jeunes basketteurs sénégalais. Il souligne toutefois que des efforts doivent être faits dans la formation pour avoir des produits finis. «Je pense que le Seed Project est une plateforme extraordinaire. J’ai vu des jeunes dynamiques qui écoutent et qui se battent. Il faut juste les encadrer et les aider. Certains auront peut-être la chance de percer dans le haut niveau. J’ai vu des jeunes qui ont tous les atouts physiques pour aller loin. Il reste à les inculquer cette compréhension du jeu. Il faut qu’on travaille davantage cet aspect. Le jeu évolue et le prototype du « big men » n’existe plus en NBA. Chaque joueur doit être en mesure de faire beaucoup de choses. Il faut être polyvalent et les jeunes doivent travailler sur les fondamentaux. On a fait deux camps de haut niveau et le travail spécifique fait est le même aux Etats-Unis. Il faut que les jeunes  soient plus exposés aux échanges et  au contact des joueurs NBA qui viennent partager leur expérience avec les jeunes ».

«Prêt à accompagner les couches défavorables »

Pour permettre aux jeunes d’éclore leurs talents et de taper dans l’œil des plus grands clubs, il est nécessaire d’avoir des infrastructures sportives adéquates. Mais, Matt Kelly Barnes pense que cela ne doit pas être un frein à leur progression. «Je pense que s’ils arrivent à jouer sur les terrains difficiles. Ils peuvent le faire sur n’importe quel terrain du monde. Cela ne doit pas être une faiblesse mais un atout pour surmonter les obstacles. Ma visite au Sénégal m’a ouvert les yeux sur les choses à faire. Les jeunes doivent arriver à surmonter les obstacles.  On a des projets pour la construction de terrain de basket ». Il a décidé de s’engager avec Seed Project dans la  construction de terrains et aussi faire des dons aux petites communautés. Toutefois, il invite les jeunes à ne pas laisser les études qui sont primordiales. «La carrière d’un sportif est courte. En NBA, la moyenne c’est trois ans et la plupart joue un ou deux ans. Donc, il faut faire quelque chose après la carrière c’est-à-dire pensé à la reconversion», lâche le producteur de film et il envisage une carrière politique. Le basketteur américain œuvre aussi dans social surtout dans la lute contre le cancer, une maladie qui a tué sa mère. Il octroie des bourses aux personnes touchées par cette maladie.

« Gorgui est un joueur en devenir »

Matt Kelly Barnes donne les secrets de sa longévité en NBA. «La défense est la clé de la longévité en NBA. Je défends à chaque fois sur les plus grands joueurs : Kobe, Lebron et autres… J’ai 14 ans d’expérience en NBA et pour rester dans cette ligue il faut avoir un bon mental». Le joueur a aussi donné son avis sur les basketteurs sénégalais de la NBA. «J’ai eu à connaitre Ngagne Desagana en 2002 à Cleveland. Nous sommes devenus des amis. Je connais aussi Gorgui Sy Dieng (Minnesota) qui a énormément de talent. Il est bon au tir et c’est un joueur d’avenir ».

 

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